Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 19:40

 

      Chers lecteurs qui, eventuellement, passent encore sur ce blog laissé en friche depuis maintenant presque trois-quatre mois.

 

       Tout d'abord, je vous dois une explication sur ce très long silence. A mon arrivée en Catalogne, j'ai pensé ce blog comme un moyen de vous faire partager ma joie d'être ici, mes aventures, mais aussi mes peines et mes angoisses. Il m'a été d'une grande aide dans les premières semaines et dans les premiers mois quand il m'a fallu prendre mes marques, découvrir la vie autonome et les moeurs d'un nouveau pays.

 

         Aujourd'hui, les choses sont différentes. Je ne ressens plus du tout ce besoin d'écrire. Il n'y plus de surprises, le mode de vie catalan est devenu habituel. La rédaction du mémoire suit son cours et il doit être terminé avant le 31 août. Il y a donc encore du pain sur la planche

 

        Les derniers jours de juin ont été des moments pour le moins intenses et parfois difficiles. Les examens sont terminés (et ce sont bien passés) et nous avons fais beaucoup de fêtes de départ.

 

        Je n'ai jamais aimé dire "au revoir". Pendant cette année, j'ai vécu presque quotidiennement avec un groupe de personnes. Nous sommes devenus très proches, tous liés par cette expérience très enrichissante sur le plan humain mais impossible à relater aux personnes extérieures. Depuis le début, nous savons que cette expérience est limité dans le temps mais la perspective de voir venir les dernières semaines, puis les derniers jours restent difficiles. Par chance, nous avons réussi à programmer un week end de retrouvailles fin juin. Tout le monde était là, même ceux du premier semestre. Il est inutile de vous dire que l'émotion était à son comble pendant la fête mais encore plus le dimanche quand il a fallu se dire au revoir, cette fois ci pour de bon. Bien evidemment il y a une quantité de larmes, c'est ça aussi l'expérience erasmus.

 

      Nous avons, je pense, pendant toute cette anéée profité de tous les instants que nous avons passé ensemble. Toute cette somme de choses, parfois insignifiantes resteront dans nos souvenirs et dans nos photos. Une chose est sure, je ne pourrai plus regarder L'auberge espagnole ni même écouter sa bande originale avant un moment : trop de souvenirs, trop d'émotions.

 

        Aaaaah ma petite Barcelone et ma chère Catalogne. Lors de mon première voyage Emmanuelle m'a dit " Quand on y a gouté, on ne plus s'en passer". Cela est vrai depuis 7 ans. En restant ici un an j'ai accompli un de mes objectifs et valider le mémoire en sera l'apothéose.

 

        Privé de la présence de mes camarades erasmus, c'est une nouvelle et courte période qui s'ouvre : beaucoup de travail bien sur mais aussi de nouvelles rencontres : une nouvelle coloc au 449/451, passer plus de temps avec des amis catalans etc...

 

         Ils me manquent tous à leur manière, nous nous reverrons mais ou ? quand ? et dans quelles conditions. L'alchimie sera toujours là car nous sommes tous liés par ce que nous avons vécu ici mais rien ne sera jamais comme avant, sauf à revenir tous ensemble dans cette belle ville.

 

       Cette nouvelle étape me confère aussi un sentiment : pour la première fois le vent du retour arrive à mes oreilles et je dois confesser que son bruit me fait peur. Revenir en France, retrouver son président et sa clique, ses réflexes exaspérants teinté de poujadisme et l'arrogance de certains de ses habitants ne me fait pas envie. Ne voyez pas dans ces propos un quelconque snobisme. Le constat est sévère, surtout de la part d'un français mais une année à observer notre pays de l'extérieur m'a livré de tristes enseignements. Ce pays a un grand potentiel mais se trouve dans une torpeur intolérable. Je meurs d'envie de mettre un bon coup de pied dans la fourmillère que tout ce petit monde se réveille. Il faut aussi ajouter à cela la perspective du retour à la maison, le grand moment de la présentation et de la soutenance du mémoire puis le choix de l'orientation universitaire.

 

        Ma foi en le métier que je voulais faire est ébranlée : un directeur de chez l'Oréal impose une formation stupide, les postes diminuent chaque année, les insultes les plus humiliantes fusent d'une bonne partie de la société, les faits divers avec ou sans armes se multiplient. J'ai pour ambition d'éveiller les consciences, de transmettre un savoir et des valeurs républicaines mais dans ces conditions...ce travail n'a plus de sens. Je suis, de ce point de vue, plutôt abattu. Le master de varsovie pouvait être une voie de secours mais la candidature a hélas échoué près du but. Il faudra donc serrer les dents en attendant le retour du temps des cerises...

 

       Toutefois, tout n'est pas si noir. Dijon est une ville que j'aime beaucoup. Je vais y retrouver des amis, de la famille et des repères. Les premiers temps seront difficiles puis le normal reprendra son cours.

 

        Cet article sera, je pense, un de mes derniers. Merci aux lecteurs et une pensée spéciale à tous mes camarades erasmus:

 

- Mathilde, c'est une chance d'avoir croisé son authentique gémeau

- Agathe, ma meilleure ennemie

- Sandra, courageuse voisine pour me supporter mais égoïste des bonbons

- Mehdi, gringo en chef :)

- Eleonora, calamité économique de la communauté de Valence (churros)

- Arnaud, un des rares etres humains à pouvoir survivre au groucho

- Denis, symbole de réussite sociale : on peut être corse, vivre à paris et mener de belles études de medecine

- Pablo, pour notre amour partagé de la Catalogne ;)

- Delphine, apprentie vigneronne

- Elisa, ma première voisine qui comme moi a connu la souffrance de la vila universitaria

- MariF, au taquet 24h/24 7j/7

- Rémi, the lord of the geeks

- Mirana, épouse de Casper (on ne l'a jamais vu !!! ^^)

- Sol, cousine de Valence, subit les dégats d'Eleonora

- Paloma, co-fondatrice de la Republica independiente de Gracia

 

Pardon si quelqu'un devait manquer dans cette liste :)

Par elessar
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 20:32

 

         Comme tous les mercredis je travaille sur mon mémoire. Cette fois-ci je me suis décidé, fini les anarchistes place à l'état de la question. Quelle galère mais j'espère que cette fois c'est pour de bon. J'avance plutôt bien même si la rédaction s'avère assez complexe. Il faut expliquer de manière claire des notions parfois abstraites, choisir le bon mot, la bonne syntaxe. Pffff courage. j'ai aussi terminé ma lettre de motivation pour Varsovie qui est en cours de correction avant l'envoi définitif.

 

        Sur le coup de 19h je me rends à la désormais traditionnelle penya (club de supporters) en bas de chez moi pour assister au match retour de ligue des champions entre le Barça et Milan. Pour bien comprendre l'enjeu de ce match il faut bien se souvenir de la place qu'occupe le barça dans le coeur des catalans et particulièrement des Barcelonnais. De 5 à 87 ans (voir plus ^^) le barça est une institution, l'authentique représentant de la nation catalane. En cas de victoire 2-0 le Barça réalisera un nouvel exploit qui remettra à nouveau la catalogne sur le devant de la scène européenne.

 

        Depuis une semaine la pression monte, Ens hi deixarem la pell disent les joueurs. Ce slogan brandi tel un nouveau no pasaran signifie "nous y laisserons jusqu'à notre peau".  Exagéré direz-vous certainement ou "raaaa les hommes et le foot" pour les lectrices de ce blog. Mais encore une fois, le sport est un pretexte. On est ici pour faire la fête, les catalans sont fiers de leur joueurs et des valeurs qu'ils représentent.

 

       Revenons à nos moutons. Le match commence dans une penya pleine à craquer. Le barça joue particulièrement bien ce soir mais il manque un petit but. Qu'importe les spectateurs chantent, le stade est bouillant, l'ambiance est festive malgré les multiples provocations de Mourinho l'entraineur de Milan. En fin de match, enfin un but. Explosion de joie, on tape dans la main de ses amis, on serre dans ses bras celui ou celle qui est à côté de soi alors qu'on le connaît à peine (dans le meilleur des cas).

 

       Les italiens restent tous derrière et ne cherchent même pas à attaquer. Une véritable négation de football mais il ne manque qu'un but à Barcelone pour se qualifier et nous offrir une nouvelle nuit de joie. Le rêve se réalise d'ailleurs dans les derniers instants du match bojan marque BUUUUUUUUUT BUUUUUUUUUUUT BUUUUUUUUUT Barcelone qualifié. Une apothéose, des gens pleurent de joie, tant de tension, tant d'efforts de nos joueurs enfin récompensé !! puis survient le drame......l'arbitre refuse le but pour une main qui au vu du ralenti n'existe pas. On en reste à 1-0 et l'arbitre siffle la fin du match. Barcelone est éliminé, quel ascenceur emotionnel, quel cruauté.

 

         Ce n'est que du football mais les catalans sont assomés. Une authentique gueule de bois collective. Les gens se regardent et c'est de la véritable tristesse qui se lit dans leurs yeux. Dans la rue, le spectacle est le même: on croise des gens avec le maillot du barça errer l'âme en peine, trainant les pieds jusqu'à leur lit, certains soufflent de déception, d'autres refont le match. Et oui, passer si près et echouer à un rien c'est très frustrant. Ce n'est que du football mais même dans notre groupe l'humeur n'est pas à la fête moi le premier pour qui cette ville est si importante.

 

        Nous accompagnons Mathilde jusqu'à la gare de Sants où elle doit prendre le train en vue d'un tournoi d'échecs en France. Je rentre ensuite à la maison. Je n'oublierais pas ces moments d'émotions où l'on se sent vraiment barcelonnais. La joie contre Madrid, la tristess contre Milan. Ce n'est bien sur que du football, il y a des choses bien pires dans la vie mais quand il soude tout un peuple même que pour 1h30 il peut vous faire vivre de grands moments d'émotions. Mais heureusement comme me l'a dit un catalan hier "L'avantage avec le football, c'est qu'il recommence tous les ans". C'est vrai, rendez-vous est donc pris pour l'an prochain. Peu importe où je serais j'emporterais avec moi un peu de cette ferveur catalane.

Par elessar
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 11:35

 

 

     Aujourd'hui c'est jour de fête (oui encore !). Nous les catalans (j'aime cette expression) nous fêtons la Sant Jordi que vous connaissez surement mais sous le nom de Saint Georges connu notamment pour avoir terrasser un dragon.

 

       Sant Jordi est célébré car c'est le saint protecteur de la Catalogne, c'est pourquoi la croix de saint georges est présente sur beaucoup de drapeaux de villes, d'associations.....catalanes

 

        La tradition est simple: les garçons doivent offrir une rose aux filles et en retour les filles offrent un livre aux garçons. C'est mignoooooooooon. Cette tradition s'applique théoriquement au sein d'un couple mais il n'est pas rare de voir des amis se faire ce petit cadeau. J'ai acheté ma petite rose que j'ai offert à Mathilde et à ses colocs (n'ayant pas de jordinette à qui offrir ma fleur).

 

         A la Sant Jordi tout le monde est dans la rue, les drapeaux catalans sortent, les rues sont remplies de fleurs et de livres, il y a des concerts l'ensemble est donc très sympa.

 

       Aujourd'hui nous célébrons aussi le retour du camarade Arnaud en visite pour le week end. Re-Bienvenue à lui, il nous a manqué. Nous avons fêté ce retour par un petit diner chez Mathilde avant d'aller boire quelques chupitos avec Elisa.

 

Par elessar
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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 02:23

 

 

 

        Il y a des choses qui ne s'expliquent pas. Après la grande fête d'hier soir, la journée d'aujourd'hui apparaît d'une affolante banalité. Lecture d'un bouquin et recopiage de notes, bref rien de bien folichon mes petits. C'est donc avec un sentiment proche de celui d'avoir perdu mon dimanche que je vais me coucher.

 

       Hors, je ne trouve pas le sommeil. Mon cerveau n'a pas décroché et je tourne à 3000 à l'heure. Fous moi la paix ma vieille caboche je veux dormir. Decidement pas moyen, et c'est alors que survient L' ILLUMINATION. Surgit de nulle part voici venir une idée pour mon mémoire. Je commence par la noter dans mon telephone avec la ferme intention de la travailler demain et de dormir. Faux ! Cette idée continue de me trotter dans la tête et prends de plus en plus d'ampleur. Cela serait trop bête de la laisser s'envoler par fainéantise. Tant pis je me lève. Je rallume donc l'ordi et me lance dans la rédaction de mon idée nocturne. Je ne regarde pas l'horloge tourner, je suis survolté par une musique de la chanteuse Bebe, les idées fusent, les formulations viennent d'elles mêmes et c'est tout étonné que je constate qu'il est déjà 7h30 du matin et que je me retrouve avec un titre qui en jette, des dedicasses sympathiques, un avant-propos du feu de dieu et un début d'introduction qu'il me faudra retravailler. Avé moi.

 

         Je suis maintenant bien fatigué. Je peux donc dormir quelques heures avant de m'y remettre. Merci ô Clio, ma muse de m'avoir visitée cette nuit, ta compagnie était ce soir plus agréable que celle de Morphée. Reviens vite me voir, sous ton influence je me surpasse.

 

 

commentaire sur la vidéo:

 

Cette chanson de Bebe parle d'une femme battue partagée entre la révolte et la résignation. Voici une petite traduction du refrain:

 

Malo, malo, malo eres,  (mauvais, mauvais, mauvais que tu es)
no se daña a quien se quiere, no; (non on ne fait pas de mal à quelqu'un qu'on aime)
tonto, tonto, tonto eres, (con, con, con que tu es)
no te pienses mejor que las mujeres. (ne te crois pas meilleur que les femmes)
Par elessar
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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 01:49

 

 

 

      J'avais eu l'occasion de faire un article sur le sujet lors du match aller entre le Barça et le Real de Madrid mais je pense que ça vaut la peine d'en remettre une couche. En Espagne, le football est une chose sérieuse et à Barcelone il prend l'aspect d'une religion. Le Barça est une institution, ses matchs une messe collective où les habitants amateurs ou non de football se retrouvent. Car comme le dit se devise le Barça est mès que un club (plus qu'un club). Le barça c'est la fenêtre par laquelle le monde voit Barcelone et à travers lui la Catalogne et sa culture.

 

        En Espagne, le football se mêle souvent à la politique. Hors comme chacun sait il existe une rivalité exarcerbée entre la capitale catalane et la capitale fédérale Madrid (rien que mon choix de vocabulaire trahit ici ma pro-catalanité). Tous les moyens sont bons pour s'affirmer face aux madrilènes: la politique bien sur, l'économie mais aussi et surtout le sport : le football est la discipline reine mais on pourrait aussi retenir le basket.

 

         Les affrontements entre le Barça et le Real sont des occasions 2 fois par an pour l'une des deux villes, l'une des deux régions d'affirmer sa supériorié sur l'autre. Tu peux perdre tous tes matchs de la saison mais le match contre le rival ne pardonne aucune faiblesse. Donne le meilleur de toi même, cours jusqu'à épuisement et ne rends les armes qu'après la fin du match où les supporters ne te le pardonneront pas. La rivalité est telle que si un joueur a le malheur de passer directement d'un club à l'autre il sera assimiler à un traitre, un judas du monde du sport. Un exemple frappant dans ce domaine c'est l'accueil reçu par Luis Figo. Ce joueur portugais était le capitaine de l'équipe du barça, aimé et respecté par ses supporters. Cependant un jour Figo, après avoir assuré aux supporters et à la presse qu'il ne rejoindrait pas Madrid manque à sa parole et rejoint le Real dans des conditions douteuses. Immense sentiment de colère parmi les culès, les supporters barcelonnais qui se sentent trahis par leur capitaine passé à l'ennemi. Dès lors,  à chaque fois fois que Figo revenait dans son ancen stade vétu du maillot blanc il était accueilli par une véritable bronca, des insultes, des projectiles et même une fois....par une tête de cochon !!!. Cela va loin, je suis d'accord mais ici on ne plaisante pas avec le football.

 

         Tout cela pour dire que les clasicos sont des jours importants sur les calendriers. Durant toute la semaine précédent le match et le jour J la pression monte. Tout le monde n'attend que cela. Cette année cela est encore plus vrai car le Barça et le Real sont à égalité parfaite en tête du championnat. Le vainqueur de ce match a de grandes chances de remporter la coupe. La tension, la pression, l'impatience est donc à son maximum.

 

        Personnellement je suis comme un enfant à Noël et c'est revetu de mon maillo blaugrana du barça que je retrouve mes camarades au bar en bas de chez moi pour assister aux jeux du cirque moderne. Le bar est déja surchauffé, we will rock you  et la guerre des étoiles passent en guise d'echauffement. Le match est lançé, la situation est tendue jusqu'à la délivrance du but de Messi, le bar exulte dans une sorte d'orgasme collectif. Sandra qui habite au dessus pense un instant à un tremblement de terre. Les gens se prennent dans les bras, Madrid a un genou à terre, Cristiano Ronaldo fait la tronche. Du bonheur pur, non distillé !!

 

        La mi temps permet aux cardiaques de reprendre un peu leur souffle, on échange des avis tactiques et les dernières nouvelles des uns et des autres. Et c'est reparti, la maitrise est barcelonnaise malgré quelques occasions des pestiférés blancs. Une passe lumineuse de Xavi ouvre une voie royale à Pedro qui marque le deuxième but catalan. Cette fois ci la bête immonde ne se relevera pas. Madrid est définitivement à terre. 300 millions d'euros dépensés en starlettes incapables de jouer en équipe. Le bar ne s'arrête plus de chanter. Madrid cabrón, saluda el campeon.   Ser del Barça es, lo millor que hi ha.

 

        Le match se termine. Mission accomplie. Barcelone est premier et une longue nuit de fête se prépare. Directions la rambla où se sont près de 5 000 personnes qui se retrouvent. Les gens chantent, dansent, des pétards explosent. Ce soir nous sommes tous fiers d'êtres barcelonnais. Pour moi c'est définitivement noël. Pour un fan du barça, célébrer une victoire contre Madrid sur la Rambla est quelque chose d'unique et restera dans ma tête pour encore très longtemps.

 

Visca el Barça. Visca Catalunya.
Catalunya t'estimo !!

Par elessar
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