Partager l'article ! Samedi 10 Avril, Le clasico 2.0:   ...
J'avais eu l'occasion de faire un article sur le sujet lors du match aller entre le Barça et le Real de Madrid mais je pense que ça vaut la peine d'en remettre une couche. En Espagne, le football est une chose sérieuse et à Barcelone il prend l'aspect d'une religion. Le Barça est une institution, ses matchs une messe collective où les habitants amateurs ou non de football se retrouvent. Car comme le dit se devise le Barça est mès que un club (plus qu'un club). Le barça c'est la fenêtre par laquelle le monde voit Barcelone et à travers lui la Catalogne et sa culture.
En Espagne, le football se mêle souvent à la politique. Hors comme chacun sait il existe une rivalité exarcerbée entre la capitale catalane et la capitale fédérale Madrid (rien que mon choix de vocabulaire trahit ici ma pro-catalanité). Tous les moyens sont bons pour s'affirmer face aux madrilènes: la politique bien sur, l'économie mais aussi et surtout le sport : le football est la discipline reine mais on pourrait aussi retenir le basket.
Les affrontements entre le Barça et le Real sont des occasions 2 fois par an pour l'une des deux villes, l'une des deux régions d'affirmer sa supériorié sur l'autre. Tu peux perdre tous tes matchs de la saison mais le match contre le rival ne pardonne aucune faiblesse. Donne le meilleur de toi même, cours jusqu'à épuisement et ne rends les armes qu'après la fin du match où les supporters ne te le pardonneront pas. La rivalité est telle que si un joueur a le malheur de passer directement d'un club à l'autre il sera assimiler à un traitre, un judas du monde du sport. Un exemple frappant dans ce domaine c'est l'accueil reçu par Luis Figo. Ce joueur portugais était le capitaine de l'équipe du barça, aimé et respecté par ses supporters. Cependant un jour Figo, après avoir assuré aux supporters et à la presse qu'il ne rejoindrait pas Madrid manque à sa parole et rejoint le Real dans des conditions douteuses. Immense sentiment de colère parmi les culès, les supporters barcelonnais qui se sentent trahis par leur capitaine passé à l'ennemi. Dès lors, à chaque fois fois que Figo revenait dans son ancen stade vétu du maillot blanc il était accueilli par une véritable bronca, des insultes, des projectiles et même une fois....par une tête de cochon !!!. Cela va loin, je suis d'accord mais ici on ne plaisante pas avec le football.
Tout cela pour dire que les clasicos sont des jours importants sur les calendriers. Durant toute la semaine précédent le match et le jour J la pression monte. Tout le monde n'attend que cela. Cette année cela est encore plus vrai car le Barça et le Real sont à égalité parfaite en tête du championnat. Le vainqueur de ce match a de grandes chances de remporter la coupe. La tension, la pression, l'impatience est donc à son maximum.
Personnellement je suis comme un enfant à Noël et c'est revetu de mon maillo blaugrana du barça que je retrouve mes camarades au bar en bas de chez moi pour assister aux jeux du cirque moderne. Le bar est déja surchauffé, we will rock you et la guerre des étoiles passent en guise d'echauffement. Le match est lançé, la situation est tendue jusqu'à la délivrance du but de Messi, le bar exulte dans une sorte d'orgasme collectif. Sandra qui habite au dessus pense un instant à un tremblement de terre. Les gens se prennent dans les bras, Madrid a un genou à terre, Cristiano Ronaldo fait la tronche. Du bonheur pur, non distillé !!
La mi temps permet aux cardiaques de reprendre un peu leur souffle, on échange des avis tactiques et les dernières nouvelles des uns et des autres. Et c'est reparti, la maitrise est barcelonnaise malgré quelques occasions des pestiférés blancs. Une passe lumineuse de Xavi ouvre une voie royale à Pedro qui marque le deuxième but catalan. Cette fois ci la bête immonde ne se relevera pas. Madrid est définitivement à terre. 300 millions d'euros dépensés en starlettes incapables de jouer en équipe. Le bar ne s'arrête plus de chanter. Madrid cabrón, saluda el campeon. Ser del Barça es, lo millor que hi ha.
Le match se termine. Mission accomplie. Barcelone est premier et une longue nuit de fête se prépare. Directions la rambla où se sont près de 5 000 personnes qui se retrouvent. Les gens chantent, dansent, des pétards explosent. Ce soir nous sommes tous fiers d'êtres barcelonnais. Pour moi c'est définitivement noël. Pour un fan du barça, célébrer une victoire contre Madrid sur la Rambla est quelque chose d'unique et restera dans ma tête pour encore très longtemps.
Visca el Barça. Visca Catalunya.
Catalunya t'estimo !!
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